j+39 Nájera 939 km
"S'il n'y avait pas ta faiblesse, par où pourrai-je entrer ?"
(Eric E. Smith)
Pas d'accès USB, donc pas de photos. Petit article sur une nuit de pélerin :
Si le pélerin se lève au premier chant du coq, il se couche presque comme les poules. Les dortoirs ne permettent pas forcément une nuit calme ; les bruits sont multiples : allers et venues, ronflements, sonneries des cloches...
Donc, vendredi soir, à Logroño, je suis au lit à 9h30. Je lis sur notre guide les infos sur le trajet du lendemain et les villages à traverser.
22h : extinction des feux, je plonge dans un sommeil réparateur. Soudain une pétarade me réveille qui, pour une fois, sent bien la poudre. Il est 11h30, la Fiesta continue avec le feu d'artifice.
11h50 . intenses explosions, ce doit être le bouquet final... mais la Fiesta continue : les cris montent de la rue occupée par des jeunes. Un petit tour aux toilettes, c'est toujours celà de pris...
Bip, bip . mon podomètre indique minuit. Je me remémore ma journée et pense au lendemain.
Mon lit vibre : non ce n'est pas un séisme mais Fred, le dormeur de l'étage du dessus qui se retourne. Fred est belge, chausse du 47, fait bien 1m90 et porte un sac de plus de 25 kg... Avec son copain Thomas, ils sont partis d'Ostende le 1er juillet. Dessous, je me fais tout petit...
Bip, bip : il est 1h. Des cris dans la rue. Je regarde par la fenêtre, on appelle quelqu'un, derrière moi le quidam du dortoir arrive, fait signe, enfile son pantalon et descend. Il reviendra vite car le bâtiment est bouclé. Tiens, je pourrais parler, sur le blog, d'une nuit du pélerin. Dans ma tête, je formule quelques idées.
Bip, bip : il est 2h. Je vais certainement me rendormir, donc il vaut mieux aller faire un tour aux toilettes. La Fiesta continue dans la ville ; des gens chantent, crient et s'interpellent.
Bip, bip : il est 3h. J'entends le marchand de sable qui arrive.
Bzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz
Réveil ; ça bouge ; il est 5h45. Un quart d'heure d'attente délicieuse.
6h : "Et gallus cantavit", le pélerin se lève...
NB : en partant à 6h45, à la lueur des réverbères, nous voyons des groupes de jeunes, pas très clairs, et des rues jonchées de bouteilles. Des recoins, partent des coulées dont l'odeur n'a rienà voir avec "l'agua minerale". Les services municipaux commencent le travail de nettoyage à la lance à mains et au véhicule spécialement équipé. Il y a du boulot !
Un pélerin.
(Eric E. Smith)
Pas d'accès USB, donc pas de photos. Petit article sur une nuit de pélerin :
Si le pélerin se lève au premier chant du coq, il se couche presque comme les poules. Les dortoirs ne permettent pas forcément une nuit calme ; les bruits sont multiples : allers et venues, ronflements, sonneries des cloches...
Donc, vendredi soir, à Logroño, je suis au lit à 9h30. Je lis sur notre guide les infos sur le trajet du lendemain et les villages à traverser.
22h : extinction des feux, je plonge dans un sommeil réparateur. Soudain une pétarade me réveille qui, pour une fois, sent bien la poudre. Il est 11h30, la Fiesta continue avec le feu d'artifice.
11h50 . intenses explosions, ce doit être le bouquet final... mais la Fiesta continue : les cris montent de la rue occupée par des jeunes. Un petit tour aux toilettes, c'est toujours celà de pris...
Bip, bip . mon podomètre indique minuit. Je me remémore ma journée et pense au lendemain.
Mon lit vibre : non ce n'est pas un séisme mais Fred, le dormeur de l'étage du dessus qui se retourne. Fred est belge, chausse du 47, fait bien 1m90 et porte un sac de plus de 25 kg... Avec son copain Thomas, ils sont partis d'Ostende le 1er juillet. Dessous, je me fais tout petit...
Bip, bip : il est 1h. Des cris dans la rue. Je regarde par la fenêtre, on appelle quelqu'un, derrière moi le quidam du dortoir arrive, fait signe, enfile son pantalon et descend. Il reviendra vite car le bâtiment est bouclé. Tiens, je pourrais parler, sur le blog, d'une nuit du pélerin. Dans ma tête, je formule quelques idées.
Bip, bip : il est 2h. Je vais certainement me rendormir, donc il vaut mieux aller faire un tour aux toilettes. La Fiesta continue dans la ville ; des gens chantent, crient et s'interpellent.
Bip, bip : il est 3h. J'entends le marchand de sable qui arrive.
Bzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz
Réveil ; ça bouge ; il est 5h45. Un quart d'heure d'attente délicieuse.
6h : "Et gallus cantavit", le pélerin se lève...
NB : en partant à 6h45, à la lueur des réverbères, nous voyons des groupes de jeunes, pas très clairs, et des rues jonchées de bouteilles. Des recoins, partent des coulées dont l'odeur n'a rienà voir avec "l'agua minerale". Les services municipaux commencent le travail de nettoyage à la lance à mains et au véhicule spécialement équipé. Il y a du boulot !
Un pélerin.
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