J+46 1132 km Calzadille de la Cueza
" A côté du courage qui agit, il y a le courage qui accepte."
(Mgr J.B. Landriot)
" ... une volonté de fer " disaient-ils. Avant : des mots ; aujourd'hui : la réalité.
Après l'arrêt pique-nique de ce midi près des ruines d'une abbaye et 22 km dans les jambes, il nous reste une interminable ligne droite, de 12 km face au vent, dans un paysage sans aucun relief. Rien à l'horizon. Rien pour accrocher le regard mis à part quelques alignememts de peupliers. A si ! au loin, à droite, défile la ribambelle habituelle de voitures et de camions sur une autoroute. A gauche, un champ d'éoliennes pousse au loin , les ailes immobiles dans le ciel, elles attendent la bagette magique de la fée électricité pour commencer à brasser l'air ( à moins que ce ne soit l'inverse). Toujours ce chemin large à perte de vue ; aucun pélerin devant nous, ni derrière ; seulement nous trois : Annette, Daniel et Hubert.
Le fer, çà rouille.... mon (Hubert) rhume et ma gorge qui me gratte ont entamé un peu mon moral. J'enfonce dans mes oreilles les écouteurs de mon téléphone. Quelques touches plus loin, je l'ai réglé sur le lecteur MP3. Dans la puce de l'appareil, j'ai logé une dizaine de chanteurs : aucun ne se plaint d´être à l'étroit... Je fais défiler les chansons dans l'ordre alphabétique des titres : Bruel, Céline Dion, Brassens et autre Piaf ( pas l'oiseau) me tiennent compagnie. Ouf, çà distrait et fait passer le temps, n'est-ce pas Dédée qui a expérimenté le principe avant St Jean Pied de Port.
Dans le lointain apparait un point qui grandit, c'est un clocher. 3/4 d'heure plus tard, nous verrons qu'il s'agit du clocher du cimetière de Calzadilla de le Cueza, notre objectif aujourd'hui.
Hier, nous avons marché près du canal de Castille, construit entre 1753 et 1859 pour transporter les céréales vers l'atlantique ( 207 km de long, 49 écluses, 150 m de dénivellé). Depuis 1959, il ne sert plus qu'á l'irrigation et au canotage.
Demain, direction Calzada del Coto ou, pourquoi pas, Bercianos del Real camino dont l'hébergement nous plait davantage : 33 km.
Dos "peregrinos" sur le "camino de Santiago de Compostella"
NB : Il parait que certains voudraient écrire un commentaire ( n'est-ce pas Michèle L.) mais ne savent pas comment faire. Il suffit de cliquer sur "écrire un commentaire" et de se laisser guider.
(Mgr J.B. Landriot)
" ... une volonté de fer " disaient-ils. Avant : des mots ; aujourd'hui : la réalité.
Après l'arrêt pique-nique de ce midi près des ruines d'une abbaye et 22 km dans les jambes, il nous reste une interminable ligne droite, de 12 km face au vent, dans un paysage sans aucun relief. Rien à l'horizon. Rien pour accrocher le regard mis à part quelques alignememts de peupliers. A si ! au loin, à droite, défile la ribambelle habituelle de voitures et de camions sur une autoroute. A gauche, un champ d'éoliennes pousse au loin , les ailes immobiles dans le ciel, elles attendent la bagette magique de la fée électricité pour commencer à brasser l'air ( à moins que ce ne soit l'inverse). Toujours ce chemin large à perte de vue ; aucun pélerin devant nous, ni derrière ; seulement nous trois : Annette, Daniel et Hubert.
Le fer, çà rouille.... mon (Hubert) rhume et ma gorge qui me gratte ont entamé un peu mon moral. J'enfonce dans mes oreilles les écouteurs de mon téléphone. Quelques touches plus loin, je l'ai réglé sur le lecteur MP3. Dans la puce de l'appareil, j'ai logé une dizaine de chanteurs : aucun ne se plaint d´être à l'étroit... Je fais défiler les chansons dans l'ordre alphabétique des titres : Bruel, Céline Dion, Brassens et autre Piaf ( pas l'oiseau) me tiennent compagnie. Ouf, çà distrait et fait passer le temps, n'est-ce pas Dédée qui a expérimenté le principe avant St Jean Pied de Port.
Dans le lointain apparait un point qui grandit, c'est un clocher. 3/4 d'heure plus tard, nous verrons qu'il s'agit du clocher du cimetière de Calzadilla de le Cueza, notre objectif aujourd'hui.
Hier, nous avons marché près du canal de Castille, construit entre 1753 et 1859 pour transporter les céréales vers l'atlantique ( 207 km de long, 49 écluses, 150 m de dénivellé). Depuis 1959, il ne sert plus qu'á l'irrigation et au canotage.
Demain, direction Calzada del Coto ou, pourquoi pas, Bercianos del Real camino dont l'hébergement nous plait davantage : 33 km.
Dos "peregrinos" sur le "camino de Santiago de Compostella"
NB : Il parait que certains voudraient écrire un commentaire ( n'est-ce pas Michèle L.) mais ne savent pas comment faire. Il suffit de cliquer sur "écrire un commentaire" et de se laisser guider.
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