J+32 St Jean Pied de Port 741 km
"La pluie du matin
n'arrête pas le pélerin"
(proverbe international)
Et non, nous ne sommes pas perdus dans les marécages landais comme certains pélerins du moyen-âge. Depuis Dimanche dernier et le PC (Poussif Computer) d'Arjacq Arrazyguet : pas de nouvelles car nous n'avons trouvé aucun clavier à se mettre sous la main.
Hier, vendredi, nous avons donc atteint St Jean Pied de Port ; un mois exactement après notre départ du Puy soit 32 jours de marche à la moyenne de 23/24 km par jour. Pour la première fois, cette journée a été très arrosée ; le ciel voulait sans doute fêter l'arrêt de Dédée à St Jean Pied de Port. Et oui, Dédée nous laisse tomber ! .. la mort dans l'âme. Son genou la fait souffrir dans les descentes dès qu'elle ne prend plus d'anti-inflammatoires ; il est préférable d'arrêter provisoirement pour elle.
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| Dédée franchit la porte St Jacques à St Jean Pied de Port | A Navarrin. Il faut savoir dépasser les bornes. |
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| Nuit dans le cabanon à Uhart-mixe. Superbe ! | les hommes étendent la lessive. Il fait beau, ouf... |
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| Les pieds vont bien (il en manque 2): preuve par 4. | A la sortie d'une chapelle : les barbes s'allongent. celle des hommes seulement. |
Ce matin, c'est repos. Hier soir, Nicole, la femme de Daniel, est arrivée par le train, pardon... par le bus car avec les pluies torrentielles, plus de train à partir de Dax. Elle est arrivée entre 23h et 24h à destination... sur les rotules. Demain, Dédée et Nicole vont essayer de prendre le train pour Bayonne et de là Dédée partira sur Bordeaux et Nicole sur Toulouse chez Elodie, sa fille. Nous, Daniel et Hubert, partirons pour la seconde partie de notre périple vers St Jacques. La montée sur Roncevaux risque de ne pas être facile vu les prévisions météo. Par la route ? par le GR ? jusqu'à Roncevaux ? Jusqu'à Orisson ? nous verrons selon les conditions météo. Dédée et moi étions au départ du chemin ce matin pour voir partir les amis : les 2 couples québécois, Georges, Raymonde, Roger et... les autres. Nous avons retrouvé le couple allemand perdu de vue depuis quelques jours ; ils reprennent le train. C'est émouvant : on se tombe dans les bras, on se souhaite un "bon chemin", on se dit "au revoir" mais ce sera peut-être un adieu !
Difficile de raconter cette semaine ; juste un petit mot sur hier à Uhart-mixe. Nous sommes arrivés le midi car notre étape était plus courte (pas d'hébergement libre à Ostobat). Il faisait très beau. Chez "Antoinette et Renaud", nous étions comme des princes : sieste sur les bain-de-soleil, lessive avec la machine à laver, repos et repas gargantuesque, petite goutte à la prunelle(Patxaran : on vous donnera la recette).
A bientôt pour des nouvelles des 2 rescapés sur le "Camino françès" en Espagne.
Les Poirier.